L’ambiguïté des sentiments

Ma Belle-Sœur a accouché hier, 3ème naissance de ce mois de juin… Nous sommes inondés de photo (vive les groupe whatsapp!). La boucle est presque bouclée dernière naissance prévue en septembre… Prochaine étape, affronter les fêtes de fin d’année et détrompez vous ce n’est pas si loin que ça! Ce soir nous allons à la maternité, je vais prendre mon courage à deux mains et une grande inspiration…

Sinon pour ma part, mercredi de la semaine dernière appel manqué du secrétariat de Hope, pas de message, quand je m’en aperçois mon cœur s’emballe (à se rythme là il ne va pas tenir longtemps), je rappelle dans les 5 min: « on a eu un désistement vous pouvez venir demain? » Je gagne 12 jours sur mon prochain rdv dont l’objectif était de débriefer du l’opération du 9 avril et me remettre les ordonnances pour les examens complémentaires demandés par la clinique espagnole.

Personnellement, j’avais fait une croix sur une stimulation et une ponction en juillet ça me semblait un peu court, mais pour Hope pas du tout! Ah bon?! Vous êtes à J2 vous courrez au labo, vous faites tous les examens, vous envoyez les résultats à la clinique, vous leur demandez le protocole, il manquera les tests génétiques mais on les aura avant de commencer le traitement donc c’est pas grave donc on se revoit le 25 juin (date du rdv initial) pour que je vous fasse les ordonnances pour débuter le traitement mais si vous n’avez pas le protocole on annule le rdv » (gloup!)

Ma petite tête avait intégré le fait que l’Espagne ce serait plutôt septembre et qu’avec 3 mois de ménopause artificielle prévue avant le transfert pour 2018 c’était mort…

Je sais pas si c’est bien tant d’espoir d’un coup, ça fait mal, j’ai couru comme une malade à Neuilly pour faire ma prise de sang (14 tubes à jeûn, je suis loin de mon record ), je suis arrivée en retard au boulot… J’ai guetté les résultats, vendredi (rien), samedi (rien), j’ai appelé le labo, les résultats seront disponibles vers 13h, 13h (rien), lundi matin (rien) re-appel au labo: « On a pris du retard, vous ne les aurez que jeudi! », « mais c’est méga urgent!!!! », on en a une partie, vous pouvez venir les chercher… De nouveau, je me retrouve à courir à Neuilly… On m’imprime les résultats, je sors du labo et paf je reçois un sms mes résultats sont dispo, tous… j’ai couru pour rien… Je télécharge et j’envoie à la clinique espagnole (petite maline j’avais préparé mon mail avant) et là je vois que le résultat de mon AMH c’est effondrée 0,92 ng/ml, au mois de novembre, j’étais juste dans la limite à 2,9.

Depuis je cogite et la seule chose qui a changé entre novembre et aujourd’hui, c’est l’opération du mois de novembre. J’ai repris le compte-rendu et… « Dans le même temps un kyste endométriosique ovarien gauche est effondré. Aucune paroi n’est identifiable. La résection de la coque entraînerait l’ovariectomie et n’est donc pas réalisée. En revanche la salpingectomie est réalisée en restant au raz de la trompe afin de ne pas dévasculariser l’ovaire gauche. L’ovaire est positionné en arrière et devrait être ponctionnable. »

J’espère maintenant que le remède n’a pas été pire que le mal… J’attends le protocole de l’Espagne, pour voir Hope lundi, je lui poserai la question…

Au milieu du bonheur des autres, il y a moi et mes galères. Ma Belle-Sœur a accouché, mes Beau-Parents sont grand-parents pour la 1ère fois et moi ma réserve ovarienne est presque inexistante.

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2010-2018

Petit moment de nostalgie, aujourd’hui j’ai eu l’idée de relire mon blog depuis le début et j’ai l’impression d’avoir rencontré une autre fille, l’une de celle qui pense que la PMA règle les problèmes d’infertilité rapidement. Mon 1er article est effarant et conclue:

 

Voilà notre parcours du combattant commence pour avoir notre mini-nous, je me sens tellement proche du but! Le traitement peut commencer au mois de mars 2013!

tant de naïveté… en essai depuis 2010, je pensais avoir fait le plus dur, pour conclure « se sentir tellement proche du but ». J’étais certaine que je serai enceinte dans l’année, en plus on ne passait même pas par la case insémination, on me filé direct un embryon, c’était du tout cuit, il lui suffisait juste de s’accrocher! En 2018 le problème est toujours le même, il doit « juste » s’accrocher…

A cette époque je pensais aussi, qu’il était nécessaire d’expliquer chaque abréviation (TEC, FIV, PMA…), ridicule…

En 2014, pour Pâques, ma Belle-mère m’a offert une grosse cigogne en chocolat, elle avait pensé à moi en la voyant (J’ai souri, j’avais complètement oublié cette anecdote).

Après plusieurs FIV, je me suis aussi rappelée que pour avoir un bébé, il fallait faire l’amour (il n’y a pas que la PMA). J’ai donc recommencé à surveiller mon ovulation, sur un malentendu on ne sait jamais. Quelle ironie, quand aujourd’hui, mon unique trompe a été sacrifiée suite à un hematosalpynx non diagnostiqué. Le bébé surprise c’est terminé aussi.

J’ai également constaté que le sentiment qui domine ma vie ces dernières années est la tristesse, la sensation de ne pas savoir où est ma place, j’ai rédigé plusieurs articles sur ce thème. Je me pose toujours la question…

Pour la 5ème FIV réalisée en Espagne en mai 2017, j’avais aussi pris le risque de calculer une date d’accouchement « si » c’était positif. J’aurai dû accoucher autour du 11.02.2018, là encore le suspense n’aura pas duré longtemps. J’y croyais à cette 5ème FIV…

Pendant toutes ces années, nous avons aussi voyagé, pour partir loin de tout ça, libérer nos esprits de toute cette pression, nos voyages ont été nos rares moments de liberté.

Nous approchons les 8 ans d’essai, je change d’opérateur mobile et même lui se fout de ma gueule…

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Quand notre détresse effraie les « autres »

Ma Belle-Sœur va accoucher d’ici un mois. C’est passé tellement vite, je n’ai pas encore vraiment digéré la grossesse, que le bébé va être là.

Mais le pire, c’est qu’il semblerait qu’on stresse les autres, par rapport à cette naissance.

Les « autres » sont mes Beaux-parents, ma Belle-sœur et mon Beau-frère.

Hier Mamour est passé chez ses parents pour récupérer des documents. En revenant, je le vois agacé et triste. Il a eu une discussion avec sa maman au sujet de la naissance.

Elle lui a dit qu’elle avait discuté avec son frère, qu’il fallait pas qu’on le prenne mal (cette phrase revient régulièrement ces derniers temps) mais qu’ils craignaient notre réaction face au bébé! Quand il m’a raconté ça je lui ai répondu « bah on va le noyer bien sûr! »

Il a quand même rétorqué à sa mère: « tu veux que je réagisse comment?! »

Je précise qu’on est pas des gens violents, Mamour est quelqu’un plein d’empathie, moi un peu (beaucoup) moins, mais il a été choqué et blessé par cette discussion. On a aucune haine envers personne, on est juste malheureux…

Elle a fini par ajouter qu’il était quand même le tonton, qu’il ne parlait plus trop à son frère, qu’ils ne savaient pas si on viendrait à la maternité…

Ce à quoi Mamour a rappelé, que personne ne nous parlait non plus, personne nous a montré de photos de la chambre du bébé, qu’elle avait dû commencer à broder pour le bébé et qu’elle nous a rien montré.., alors que nous on lui a montré nos achats pour la future naissance, finalement la vie a fait que les sujets de conversation et les centres d’intérêts ne sont plus les mêmes, mais encore une fois une conversation se fait à 2 (au moins), je ne vois pas pourquoi le reproche tombe sur nous…

Conclusion, les gens malheureux font peur…

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On avance…

L’opération a bien eu lieu lundi. Le chirurgien nous a indiqué que l’intervention avait été difficile et laborieuse, c’était le grand foutoir dans mon intérieur, il y avait beaucoup de choses à faire.

Les adhérences ont été retirées, les organes atteints libérés, ce qui a permis de faire descendre mon ovaire gauche afin qu’il soit plus facilement accessible pour les ponctions.

Confirmation qu’à droite, il n’y a ni ovaire, ni trompe, ni utérus rudimentaire (ni rein).

L’endométriose a été traitée partiellement pour préserver la fertilité en vue d’une stimulation.

Un kyste endométriosique est retiré sur l’ovaire gauche, mais la « coque » a été laissé pour éviter l’ovariectomie 😦

L’hydrosalpinx vu au écho est confirmé et la trompe n’a malheureusement pas pu être conservée. Même si le chirurgien m’avait prévenu que ça pouvait arriver, ça m’a remis un coup au moral. Désormais, je sais qu’une grossesse naturelle est impossible. Cet espoir est désormais mort… Je suis en arrêt jusqu’à la fin de la semaine, du coup ça cogite un peu…

Entre temps mon dossier a été transféré de IVI Madrid à IVI Barcelone, une nouvelle assistante médicale m’a été attribuée et me recontacte rapidement pour fixer un rdv téléphonique avec le médecin en Espagne.

J’attends aussi le retour de Hope pour fixer un nouveau rdv pour faire le point sur cette opération et le protocole que m’aura transmis IVI.

Voilà les dernières news, on avance, c’est bien…

 

LE plan de bataille

Depuis notre rdv avec l’endocrinologue de Hope le 14 février dernier, nous attendions un retour qu’on nous avait annoncé sous 10 jours.

Après de multiples relances, nous avons finalement obtenu le 26 mars un rdv avec Hope pour faire un débrief…

Encore une fois beaucoup d’informations sont ressorties:

  • Mon dossier a été transmis à un service spécialisé de l’hôpital Necker sur les maladies gynécologiques rares et ils n’ont pas trouvé d’explication à mon taux de progestérone élevé, pas de maladie , rien… Hope aurait préféré qu’il y ait quelque chose, afin de nous proposer une solution pour ça, mais du coup, sur ce point, on est pas plus avancé. Cependant, je n’ai pas pensé à lui demander comment elle comptait gérer ça… (sûrement avec du Dectancyl comme dans le précédent centre, à voir…)
  • J’ai eu le droit à une petite écho, pour qu’ellevoit où se trouvait exactement mon ovaire, Hope a confirmé que j’avais plein d’adenomyose dans l’utérus et un fibrome (surprise!).

et puis tout est allé très vite et les informations ont commencé à se mélanger. Je ne sais pas trop comment on est arrivé à parler du don d’ovocyte. Nous l’avons très vite arrêté, pour nous ce n’est pas d’actualité. On en vient à parler de la qualité de nos embryons, qui est moyenne, que j’ai déjà subi 7 stimulations avec des doses d’hormones importantes, c’est trop, elle déconseille de continuer les stimulations. Pour la 1ère fois j’entends parler de risque de cancer, mais peu importe, le don je ne suis pas prête.

Elle nous explique que si on veut retenter avec nos gamètes, il faudra retourner en Espagne pour bénéficier du PGS (DPI), qui lors de la dernière tentative n’avait donné qu’un seul embryon sain. Pour elle le bénéfice est trop faible par rapport à l’énergie dépensée et la dose d’espoir engagée.  En gros elle est sceptique sur nos chances de réussite.

Je lui pose alors la question de savoir si c’est incohérent de retenter encore une fois avec mes ovocytes. Il y a quand même des choses que l’on peut améliorer pour favoriser l’accroche, par rapport à nos derniers essais… Et Hope est plutôt d’accord avec ça. Cependant elle insiste lourdement pour que nous réfléchissions à un plan B, que les risques d’échec sont importants, qu’il fallait réfléchir au don… Elle a tourné en boucle pendant plusieurs minutes lol. Je pense qu’elle aurait préféré qu’on prenne l’option « don ».

Finalement voilà le plan d’attaque:

  • Le 9 avril, je me fais opérer: cœliochirurgie avec hystéroscopie opératoire, il me garde la nuit et je sors le lendemain. On enlève un peu mais pas trop l’endométriose/adénomyose pour préserver la fertilité en vue de la FIV. On enlève le fibrome. On nettoie la trompe qui provoque un hématosalpinx ou hydrosalpinx (je sais plus lequel des 2), ce qui envoie du liquide dans l’utérus et pourrait empêcher les embryons de s’accrocher. Si la trompe est en mauvaise état on l’enlève (ça m’embêterait, j’en ai qu’une et même si je n’ai pas beaucoup d’espoir pour une grossesse naturelle, de savoir que ça n’arrivera jamais, bah ça me fait chier). Dernier point, le chirurgien va essayer de faire descendre l’ovaire pour qu’il soit plus accessible pour la ponction (il est vraiment très haut, quasiment en voie abdominale (là rien de nouveau), mais il y a un gros vaisseau sanguin pas loin avec un risque d’hémorragie important lors des ponctions… cool je savais pas ça.)
  • En parallèle j’ai écrit à IVI Barcelone (Hope travaille avec eux) pour savoir s’ils pouvaient récupérer mon dossier auprès de IVI Madrid, pour une FIV avec PGS et m’adresser un protocole. On lancerait la stimulation après l’opération.

Si tout va bien, je fais ma ponction en Espagne, les embryons sont poussés jusqu’au 5ème jour pour faire le PGS, puis congelés. Le résultats du PGS sont disponibles sous 2 semaines. On saura à ce moment là, si il y a des embryons à transférer ou si tout s’arrête.

  • Pendant ce temps, je serai durant 3 mois en ménopause artificielle afin de sécher complètement l’endométriose et l’adénomyose
  • Après retour en Espagne pour le transfert et hop je suis enceinte!

ça bien sûr, c’est ce qui arrivera dans le meilleur des mondes… je ne veux pas réfléchir à un plan B, je ne suis pas prête… Il faut que ça marche, le bonheur des autres me fait de plus en plus mal.

Il y avait un train à prendre, et je l’ai raté, encore…

J’avais déjà un genou à terre. Un genou que je n’ai pas encore réussi à relever. Malheureusement, le 2ème a commencé à plier hier soir.

Après les 3 annonces de grossesse de ces derniers mois, toutes prévues pour juin et que la famille proche, la 4ème est tombée hier à 2,5 mois de grossesse (tant d’insouciance!). C’est ma Belle-Mère qui a été chargée de l’annonce, la cousine de Mamour (dont les parents sont accessoirement nos voisins) est donc enceinte. Elle voulait nous le dire elle même, mais ni elle, ni ses parents n’ont eu le courage de nous le dire (tout le monde est au courant de notre situation dans les grandes lignes). Pour poser également le contexte, en couple depuis 9 mois, ils ont emménagé ensemble en fin d’année et se sont pacsés il y a quelques semaines, cela semble tellement simple, mais hors de portée pour nous… Bien sûr les larmes ont coulé. Ma Belle-Mère nous a avoué que cette annonce l’avait fait pleurer également, « ce n’est pas dans l’ordre des choses » nous a t’elle dit, s’il devait y en avoir un… Notre détresse est aujourd’hui tellement palpable pour nos proches.

2018 est à peine commencée que je vois déjà l’enfer des fêtes de fin d’année arrivé, avec tous ces bébés et nous, comme 2 pauvres cons.

Mamour ne va pas bien en ce moment, je ne l’avais jamais vu aussi triste, il ne sourit plus, devient agressif (pas avec moi hein! de façon générale), passe son temps à remettre en question sa vie, parle de tout quitter (avec moi!) et de partir loin, de changer de vie…

Il parait que l’enfer c’est les autres… C’est tout à fait ça! Je ne pensais pas que le trou dans lequel nous étions pouvait être encore lus profond… Je me suis trompée, j’ai même l’impression que maintenant les parois sont lisses…

Mais, je vais essayer de mettre un peu de positif dans cet article. Nous sommes partis quelques jours au ski en famille (avec ma Belle-Sœur enceinte…). Ces quelques jours ont été difficiles mais dépaysant. A notre retour, ma Belle-Sœur m’a adressé un sms, pour prendre des news de notre rdv avec l’endocrinologue, une première! Puis 1h plus tard, nouvelle surprise un grand sms pour s’excuser d’être maladroite, de nous faire souffrir. Elle voudrait être plus présente mais ne sait pas trop comment s’y prendre, qu’elle y pensait tous les jours et qu’elle nous aimait. Je ne vous cache pas mon émotion à la lecture de ce message et prends aussi conscience que si nous souffrons de notre situation, nos familles aussi… On s’est organisé un petit resto en tête à tête, pour parler de tout et de rien. Il y a parfois eu quelques « blancs » mais ça s’est bien passé.

Pour en revenir au rdv avec l’endocrinologue, je suis un peu déçue, pas sur la qualité du médecin mais encore une fois sur l’organisation. Mes résultats d’examens sont disponibles depuis fin décembre, tout début janvier… Après avoir déjà bataillé avec le secrétariat pour obtenir un rdv avant la mi-mars, j’avais finalement pu obtenir ce rdv, ce qui « était mieux vu ma situation »… Je m’attendais donc à apprendre quelque chose de nouveau… La Doc commence par nous demander pourquoi on est là, et je suis assez surprise de la question. J’explique de nous avons rencontré Hope en novembre, que des examens ont été faits et qu’à priori c’était mieux de la voir « elle », donc nous voilà… La Doc nous répond qu’elle va voir ce qu’elle peut faire pour nous et me demande de raconter une Nième fois notre parcours. Quand j’arrive à la description de ma malformation, elle a une révélation, « oui, je vois qui vous êtes, j’ai vu votre dossier avec Hope, c’est pas courant! Mais vous devez avoir l’habitude! » Oui oui je fais cet effet là… La Doc récupère ses notes sur mon cas, et on en revient toujours à ce problème de progestérone trop haute, qui est un facteur d’échec d’implantation embryonnaire. Elle nous explique que là où mon dernier centre avait choisi de traiter le symptôme en me prescrivant de l’hydrocortisone ou du dectancyl pour faire baisser le taux de progestérone pendant les stimulations (avec succès!), elle va plutôt essayer d’en trouver la cause, sauf que tous les examens complémentaires faits n’ont rien permis de déceler. On en revient aux basiques, histoire de ma puberté, examens de la pilosité, des seins… RAS.

Alors je n’ai pas tout compris aux explications qui ont suivi, c’était un peu technique, donc la suite est assez décousue (mes excuses!), mais j’ai retenu qu’elle penchait pour « une maladie rare » qui entraînerait la montée de taux de progestérone, qu’il faudrait peut être faire tester ça à la Pitié Salpêtrière qui a des robots/machines capables de tester ça, que ça pourrait se faire en ambulatoire… Elle envoie mon dossier à des collègues pour confirmer et doit revenir vers moi sous une dizaine de jours (ça c’était le 14 février). Donc normalement la semaine prochaine, je devrai avoir des news. Mon seul regret, c’est que ce dossier aurait pu être transmis plus tôt pour faire le débriefe ce 14 février, mais bon… je pense aussi que je n’ai plus la patience de mes débuts…

PS (à moi-même): Les Docs partent en chasse du taux de progestérone, mais pas de news de l’endométriose et de l’adénomyose, donc à voir…

 

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Résumé de ces 3 derniers mois

Bientôt 3 mois que je n’ai rien écrit… Peut-être parce qu’il n’y a pas grand chose à dire…

Je n’ai pas fait de debrief après le rdv avec Hope en novembre, parce que je ne sais pas quoi vous dire non plus…

La grossesse de ma Belle-Sœur m’a complètement ruiné le moral, je ne m’en remets pas…

Je vais essayer de vous raconter, sans vous perdre…

  • Le rdv avec Hope (23.11.2017)

Fidèle aux descriptions qu’on peut en lire, speed, méthodique, souriante. Elle me demande de raconter notre parcours, ce que je fais la vois tremblante. Elle constate qu’il est déjà bien long et difficile. Quelques points ressortent, l’AMH basse, la progestérone qui monte pendant les stimulations, l’adenomyose et l’endométriose dont tout le monde se fout (c’est pas moi qui l’ait dit!), les embryons que ne sont pas de top top qualité, la mal formation… On aborde le fait qu’il serait peut être intéressant d’aller réaliser un test ERA en Espagne…

Plusieurs examens sont prescrits, prise de sang, spermogramme dans un labo spécialisé, une hystérographie et écho pelvienne pour recherche d’adénomyose et d’endométriose avec des spécialistes sujet.

Et puis, est venue LA question celle que je n’attendais pas et à laquelle je n’ai pas su (ou pas voulu) répondre: « Et sinon après tous ça, comment ça va? » Je l’ai pris pleine tête, je ne l’ai pas vu venir, ma gorge s’est nouée, j’ai regardé Mamour, c’est lui qui a répondu: « ma Belle-Sœur est enceinte ». A ces quelques mots, elle a compris et grimacé, poussé un soupir. Les larmes sont montées mais je n’ai pas perdu le contrôle…

Finalement, avant fin 2017, avec un petit peu de chance je l’avoue, tous les examens avaient été faits. J’ai attendu début janvier que le cabinet rouvre après les fêtes, pour savoir comment ça se passait maintenant. Le secrétariat (que je trouve très limite et peu serviable, mais ce n’est que mon avis) m’indique qu’il faut reprendre un rdv avec Hope et me propose le 12 mars! Je tente d’expliquer que ce n’est pas le timing annoncé par Hope lors de notre dernier rdv qui aurait dû être plutôt janvier/février. La secrétaire me répond sèchement, « c’était a elle de vous donner un rdv quand vous vous êtes vus en novembre, maintenant c’est le 12 mars, vous voulez ou pas? »

C’est con mais mon monde c’est effondré, le 12 mars juste pour faire un debrief? avec peut-être d’autres examens à faire? J’ai donc bloqué le 12 mars et j’ai été mise sur liste d’attente…

J’ai pris le parti de faire un mail, auquel j’ai eu un retour 2 semaines plus tard (sachant que j’ai relancé 2 fois par téléphone), pour m’indiquer que « vu ma situation, il valait mieux que je consulte un endocrinologue ». Un rdv m’est donné pour le 14 février, dans le même cabinet que Hope.

En revanche, je ne sais pas qu’elle est MA situation. J’aurai bien aimé savoir quand même… Je ne suis pas experte des analyses, mais j’ai un peu d’expérience maintenant, je n’ai rien vu d’alarmant ou en tous cas rien de nouveau, les autres examens ont confirmé ce qu’on savait déjà, donc rien de neuf pour l’instant.

  • Le rdv avec ma Belle-Sœur (27.11.2017)

Mamour m’avait fait la réflexion de ne pas m’intéresser à sa grossesse et ça avait été une source de conflit. Je pensais qu’un petit rdv en tête à tête aller apaiser ma peine et avec le recul, je suis un peu déçue. J’y ai beaucoup pleuré, j’ai essayé d’expliquer pourquoi il était difficile pour moi de me réjouir, que je ne voulais pas non plus être exclue mais pas trop « incluse », toutefois j’ai l’impression que ce rdv a été à sens unique. Elle a dit qu’elle comprenait, qu’elle ne m’en voulait pas, elle a été politiquement correcte, dit ce qu’il fallait dire, mais j’aurai aimé plus de démonstration et de compassion (et pourtant je ne suis pas très bisous bisous). Elle m’a laissé pleurer sans me prendre dans ses bras, m’a dit qu’elle avait bien sur de la peine mais pas de regret (ce n’est pas ce que je demande). Elle a quand même glissé qu’elle ne s’était pas trop intéressée à notre parcours, mais qu’elle ne savait pas comment l’aborder. Effectivement, j’ai pas de sœur, j’ai 2 belle-sœurs et aucune n’a jamais pris des nouvelles après nos tentatives. Je lui ai dit que ça m’avait manqué et que ça ne me gênait pas qu’elle pose des questions. Je lui ai dit aussi qu’il ne faudrait pas s’arrêter aux larmes sinon on en parlerait jamais…

Depuis, j’ai fait tous les examens indiqué plus haut, rien a changé, face à la douleur, on est toujours seule.

Même si mais 2 Belles-Sœurs, je le reconnais, font attention au quotidien à ne pas me blesser, il est plus facile de parler des moments heureux que des autres, par ce simple fait je me sens exclue, jalouse (je n’aime pas ce mot, mais je dois me rendre à l’évidence, je crève d’envie d’être à sa place, ça aurait dû être moi…). Et puis, il y a toutes les maladresses du quotidien qui malgré les précautions prises ne m’échappent pas et je ne laisse rien passer, je prends chacune de ces phrases/situations comme une attaque personnelle, un rappel de ma condition d’infertile.

Et pour ajouter à la situation, 2 cousines de Mamour sont enceintes et vont accoucher en même temps que ma Belle-Sœur. Sur cette fin d’année j’ai enchaîné les coups de poignard en plein cœur. Les moments en famille sont désormais pénibles, j’appréhende le week-end désormais…

Un dernier petit point que j’aimerai aborder, parce que je critique le fait qu’on ne s’intéresse pas à notre parcours mais ma Belle-Mère l’a toujours fait ❤ j’ai parfois eu l’impression que c’était trop, mais je préfère ça à rien du tout…

Le 14 février c’est bientôt maintenant, tous les jours je regarde le calendrier et je décompte… Tant d’espoir…

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